lundi 15 septembre 2008

Comme des poissons

Vous ne serez pas surpris d'apprendre que notre voyage de pêche fut un échec. La surexcitation nous a rendu complètement bêta. En effet, nous avons rejoint les Hautes-Laurendides sans tente, sans sac de couchage, sans nourriture, sans cannes à pêche. À croire que nous étions convaincu du potentiel extravagant que pouvait offrir une chaloupe combinée à quelques gilets de sauvetage. Comme une pluie très froide s'abattait sur le lac Omer et ses environs durant la nuit de samedi, nous furent contraints de dormir sous la chaloupe placée à recouvert dans la boue. Sur le chemin du retour, une panne de gaz propane a forcé l'abandon de la Leemobile sur le bord de la 117 dans l'espoir de trouver un garage sans trop marcher. Par chance, Ti-Coune Propane Enr et sa musique ambiante extérieure assourdissante se trouvait non loin de nous.

dimanche 14 septembre 2008

→ Boytronic - You

Ce qui suit me procure un plaisir fou. La chanson est bonne et les images sont belles. Que dire de plus? Que le chanteur ressemble à un lutin? Que le claviériste de droite semble être le moins sérieux du monde avec son air austère? Que le claviériste de gauche a possiblement ingurgité un sac de pain et un pot de nutella avant l'enregistrement de l'émission? Qui sait...



vendredi 12 septembre 2008

Save Tonight

Mes collègues de travail m'ont laissé dormir tout l'après-midi hier... c'était hier après-midi (logique, non?). Bien qu'ils ont réellement eu pitié du piètre état dans lequel je me trouvais, je les suspecte de rager contre le fait d'avoir compensé pour l'ouvrage que je n'ai pu faire. Quand je pense que nous sommes en pleine rentrée, mon absence aurait pu provoquer le chevrotement de problèmes en raison de l'incapacité du store à déservir la demande correctement.

Bah, peu importe. Plus important à mes yeux, ce sont les plans du weekend. Mes colocs et moi sommes prêts pour un petit voyage de pêche. Nous apporterons notre belle et grande chaloupe verte flambante neuve. Nous prévoyons partir demain en matinée. Histoire de ne pas nous coucher tard, nous allons regarder un film loué au Club Vidéo 2000.

jeudi 11 septembre 2008

ZzzZzzz

Dani, Devis, Benoît et moi avons dansé toute la nuit sur la musique adult alternative de Radio Galaxie. Mes amis se sont couchés à sept heures ce matin alors que j'ai dû quitter le loft pour retrouver mes collègues de travail. Pouvez-vous imaginer comment j'ai tant de difficulté à taper ce texte sans fermer l'oeil? Ne pariez jamais sur moi si un jour je monte le ring dans le but de combattre Mr Dream.

Un air joue en boucle dans ma tête, 'Goodnight Song' de Tears For Fears. Rien pour me faire oublier ma privatisation - euh, que dis-je? - ma privation de sommeil. L'heure de diner arrive - tant mieux, je vais pouvoir dormir une heure complète sur les boîtes de briefs dans l'arrière-boutique (au diable le repas!). Vous seriez étonné d'apprendre comment on y est confortable lorsque couché.

mercredi 10 septembre 2008

L'art à la dérive

Sacré Érike!

Selon lui, Claude Blanchard aurait été marié secrètement à Marie-Josée Taillefer les trois dernières années de sa vie. La dame l'aurait initié au tantrisme et à l'asphyxie érotique. Membres d'une église secrète réservée à l'élite Québécoise, ils y auraient fait le pacte sacré consistant à ne jamais adresser la parole à des adolescents (Érike pense que cette église est contrôlée par Richard Huet).

Érike m'impressionne. Si vous saviez comment il est dur de mettre la main sur de l'information de pareille qualité! Sur ce, je vous laisse, je vais rejoindre mes amis qui dansent près de la chaloupe du salon sur la musique de Katie Melua.

mardi 9 septembre 2008

Zombie Zeddy

Devis et Benoit sont dans les bureaux du gouvernement canadien. Ils doivent remplir des papiers, beaucoup de papiers, afin de retrouver leur citoyenneté canadienne perdue en raison d'une absence prolongée du territoire national. Conséquence: je garde le petit Dani au travail en ce chaud mardi de septembre.

Le jeune est impressionné par la qualité de nos tissus. Les clientes adorent lui donner des peppermints qu'elles sortent de leur sacoche. Pour le distraire dans les moments calmes, je lui raconte des histoires avec le costume de Zeddy acheté vendredi dernier - il rit tellement chaque fois que je prends ma grosse voix grave, les deux bras en l'air et dis "Ooh! oooh! oooh! Zeddy l'ourson mange les cerveaux des p'tits garçon!"

lundi 8 septembre 2008

Mony Mony

Longue journée de magasinage. Mes amis que j'héberge dans mon loft du centre-ville avaient grandement besoin de vêtements et d'accessoires utiles à la survie urbaine. Nous avons d'abord fait un tour au Centre du Rasoir, LE magasin en ville pour séchoirs, rase-barbes, fer plats et huile organique à clipper. Ensuite, un arrêt chez l'Équipeur s'est imposé pour l'achat de bottes Terra à bouts d'acier (Zellers était en rupture de stock). Nous avons aussi visité le Canadian Tire de l'autoroute 19 où nous y avons acheté une chaloupe et des gilets de sauvetage. Avant de remorquer la chaloupe à l'aide de mon chariot-élévateur jusqu'à mon salon, nous avons fait un arrêt chez Boston Pizza où de délicieux tortellinis rosés salirent nos beaux gilets rouge vifs que nous portions avec la fierté du pêcheur en devenir.

dimanche 7 septembre 2008

→ A silly song

J'ai consulté une voyante aujourd'hui qui m'a fait une révélation choc: une certaine personne dénommée A. Croyante me ferait voir la lumière dans une vingtaine de jour. Toujours selon ma voyante, la lumière serait sous la forme de prestation télé soutenue par un thème musical particulièrement entrainant. Voulant en savoir plus, j'ai tapé "prestation télé soutenue par un thème musical particulièrement entrainant" dans Google et voici ce que ça donne:

vendredi 5 septembre 2008

Des jouets pour Dani

Dani était sans jouet ce matin. J'ai eu pitié de lui. J'ai donc fait un tour chez Zellers dans la section 'jouets pour enfant'. La cueillette fut bonne (et coûteuse): figurines Tortues Ninja (120$), figurines Gobots (la nouvelle génération, 521$), des pistes de courses électriques (1110$), un bob l'éponge grandeur nature (3400$) et un costume de Zeddy (3985$). Dani était très content à mon retour des emplettes. J'ai immédiatement enfilé le costume de Zeddy et joué avec lui aux Gobots. Devis et Benoit nous trouvaient mignons. Benoit nous photographiait avec son nouvel appareil que je lui ai donné en cadeau (9500$ chez Le centre Japonais de la photo) tandis que Devis le père du petit jouait au poker solitaire avec son kit flambant neuf, un autre de mes cadeaux (475$ chez Sport Experts).

jeudi 4 septembre 2008

D.D.B. chez moi

Mes amis sont heureux d'être de retour en ville... mais si triste d'avoir tout perdu. Puisque aucune d'entre eux n'avait prévu quitter domicile aussi longtemps, aucun compte ne fut payé et tous leurs biens ont été saisi. Ils m'en veulent un peu de n'avoir rien fait pour éviter la chose. Je me suis racheté du mieux que j'ai pu: j'ai proposé de les héberger tant qu'il le faudra. J'ai bien hâte d'expérimenter la cohabitation avec Devis, Dani et Benoit. Beaucoup de plaisir en perspective!

mercredi 3 septembre 2008

Le grand périple

J'avais l'intention de tirer avantage de ma longue soirée d'hier pour vous raconter dans les détails le grand périple de mes amis. La fatigue s'est emprise de moi et j'ai avorté le projet dans mon sommeil.

Résumons. Devis et Benoît quittèrent clandestinement l'Amérique à bord du cargo où des gens sans scrupules détenaient captif le petit Dani. Cachés entassés dans un conteneur de Crocs, les deux braves hommes furent malencontreusement découverts à quelques milliers de kilomètres de la côte japonaise. Conséquemment, on les jeta sauvagement à la mer. Ayant eu écho de la présence de son père Devis, le petit Dani trouva un moyen de s'extirper des mains de ses ravisseurs et plongea à la mer pour le rejoindre. La froideur de l'océan rendit inconscients nos trois amis qui coulaient telle une ancre cherchant le fond de l'eau. Fort heureusement, un courant fort en oxygène les transporta jusqu'à une île du pacifique inconnue, peuplée d'hommes-sirènes terrestres. Ces derniers prirent soins des rescapés pendant plusieurs mois. Lorsque entièrement rétablis, le trio reprit la route des Amériques à dos de licornes aquatiques gracieuseté des hommes-sirène. Aux abords de Montréal, un tourbillon les aspira vers les égouts de la ville. Perdu dans le réseau de fientes de la grande métropole, ils devinrent prisonniers d'un ancien réservoir sceptique. Quelques jours plus tard, soit samedi dernier, je découvrais mes amis tout à fait par hasard!

C'est du moins l'histoire qu'ils m'ont raconté. Pas que je doute de leur sincérité, loin de là, mais je devine votre scepticisme face à ce récit abracadabrant. Tout ce qui compte, c'est que mes amis soient de retour et ça personne ne peut le nier!

mardi 2 septembre 2008

Une idée mauvaise dans un genre beaucoup

Parfois en voulant bien agir, on se comporte en idiot. J'en suis la lourde preuve vivante. Ayant été payé jeudi malgré mon absence, j'ai promis à Luciena de travailler en double aujourd'hui. Quelle idée ordinaire: pas un client ne s'est montré depuis le début de la soirée et tous mes collègues ont quitté en fin d'après-midi. Dehors, c'est l'automne le plus silencieux qui soit. Je me sens bien seul ici dans la boutique isolée.

lundi 1 septembre 2008

Oh mon gars!

Oh mon gars! Oh mon gars! Oh mon gars! Je n'étais pas fou, il y avait réellement des voix qui jaillissaient des conduits de canalisation. Les voix de Dani, Devis et Benoît!!! Oh mon gars! Ils sont de retour! Rappelons-nous qu'au mois de mai Devis et Benoît furent contraint de quitter le pays afin de retirer le jeune Dani des mains de salauds kidnappeurs. Je n'avais pas eu de nouvelles d'eux depuis ce jour. Ils se sont manifestés samedi vers les dix heures, enfin!

Puisque les voix dans les toilettes persistaient ce matin là, j'ai voulu une fois pour toute en avoir le coeur net : j'ai sorti le pic et martelé le trône de porcelaine avec l'énergie d'un condamné à mort refusant de mourir. Une fois complètement détruit, j'ai sorti le iPhone de ma poche de hoodie afin d'en utiliser la luminosité pour éclairer l'intérieur du conduit où s'évacue l'eau que l'on chasse après un soulagement. À ma grande surprise, des silhouettes humaines familières se profilaient au bout du long tuyau: mes amis étaient prisonniers d'une chambre sceptique désaffectée du Montréal underground. J'ai immédiatement alerté les autorités municipales et quelques heures plus tard ils étaient libérés.

Je vous raconte comment ils ont abouti là tôt cette semaine. Pour l'instant, je préfère délaisser le clavier virtuel du 3G au profit de Dani, Devis et Benoît.

La vie est belle. Je vous aime chers lecteurs.

dimanche 31 août 2008

→ Gymkata

Gymkata est un film détestable. Comment tirer du plaisir à regarder un gymnaste arrogant dans un pays fictif aux allures d'âge barbare? Dépourvu de la moindre parcelle de qualité, le film dans son ensemble laisse un arrière goût suicidaire étonnamment agréable.

L'extrait qui suit n'est pas forcément drôle à mourir de rire mais vous aidera dans l'apprentissage d'une haine implacable envers les méchants imbéciles, les héros crétins et leur univers outrageant.



Pour plus de plaisir, je vous invite à lire la chronique sur i-mockery.com.

vendredi 29 août 2008

Voix dans le bol

Les voix sont revenues. Cette fois, je faisais mon petit caca dans la chambre de bain. C'était ce matin. Fait très étrange, je suis convaincu qu'elles provenaient du bol de toilette - comme il était plein, je n'osais m'approcher l'oreille pour m'en assurer. Le phénomène a duré 13 minutes (!).

J'ai failli en parler à Luciena quand elle m'a contacté au midi pour me demander les raisons de mon absence au travail hier. J'aurais aimé avoir son opinion sur la chose mais le ton dur sur lequel me parlait la patronne m'a rapidement fait réaliser qu'il ne valait mieux pas.

jeudi 28 août 2008

Vivre dans la nuit

Dure journée. Pas dormi de la nuit. Je reste chez moi à fixer le mur (et à taper l'écran tactile du téléphone pour vous). Me connaissant comme un gant dans une poche, je ferais indubitablement le marabout dans les couloirs de la Plaza Ville-Marie et dans les rues de la ville; les gens me trouveraient rigolo, je le sentirais et j'en serais que plus malheureux.

Je suis si triste. J'ai un fucking gun dans les mains. Ben, je veux dire un Zapper: tirer sur les canards pixelisés du jeu vidéo Duck Hunt m'a toujours remonté le moral dans ces moments de désespoir. Comble de malchance, j'ai prêté mon Nintendo à Jacques-Serge et ce dernier est présentement en voyage à Cuba avec sa maman.

mercredi 27 août 2008

Profession: heartbreaker

La Sacha, l'analyste Google avec qui j'ai eu une aventure (mais gardez ça pour vous), m'empoisonne la vie; j'ai le coeur détruit comme ces ploucs de télé-réalité. D'abord, j'avais obtenu sa parole que mes problèmes techniques de publications lentes allaient être définitivement réglés (comme vous pouvez le voir, nous avons affaire ici à un échec transcendant la totalité) et secondo, nous avions convenus garder contact via le web mais après quelques jours de communications réussies, mes courriels quotidiens se buttent à un silence de mort. Fuck you Sacha et fuck you Google: je suis sur le bord de laisser Blogspot au profit de Wordpress.com. Je suis à un mi-cheveux de le faire, je vous le dit en écrit.

J'm'en retourne pleurnicher sur mon super-pouf Pac-Man.

mardi 26 août 2008

14 raisons pourquoi je ne prendrai plus le taxi jamais jamais

J'adore marcher, j'adore conduire la Leemobile et le hasard veut que le taxi soit un moyen de transport que je privilégie dans le 'très beaucoup'. Toutefois, ce ne sera bientôt plus le cas car l'accumulation de mésaventures commence à assombrir le plaisir de voir la ville défiler par la lunette passager droit arrière. Quel genre de mésaventures demandez-vous? Ce genre là, précisément:

- Subir de la musique, bonne ou mauvaise, dont le réglage des basses fréquences dépasse l'entendement;
- Se taper un long discours inintéressant dit par une armoire à glace convaincue que Saku Koivu est la cause de tous les maux chez le Canadiens;
- Ne pas être remercié après un généreux pourboire;
- Ne plus savoir quoi répondre à la question récurante "Il fait beau hein?";
- Achever une discution rendu à destination, suffisamment longtemps pour conclure que la marche aurait été plus rapide. En d'autre mots, payer 10$ pour débattre de la politique palpitante des Conservateurs et arriver en retard;
- Jamais trouver de taxi dans les moments urgents. En voir vingt mille sur la rue quand rien ne presse;
- Découvrir, en même temps que le chauffeur, qu'il est atteint du cancer de la prostate. Déprimant;
- Écouter un chauffeur psychotique déblatérant contre l'émigration, les pirates informatiques, le maire de Montréal, le stationnement, la chef du bloc québécois Pauline Marrois (sic), l'exode des touristes (?), la compétition entre développeurs de jeux vidéos, l'arrogance des Arabes et les vieilles femmes au volant. Le tout en trois minutes. Ouch!
- Être témoin auditif de la dépression nerveuse progressive des répartiteurs de taxi qui sont constamment challengés par 15% de la flotte;
- Manquer de mourir parce-que le chauffeur est concentré à vous parler, non pas à garder les yeux rivés sur la route;
- Être moins endormi que le chauffeur après une folle nuit à danser;
- Le vieux chauffeur sympatique qui répète exactement les mêmes phrases dans le même ordre chaque fois que tu prends le taxi avec lui, à un point tel d'en devenir mal à l'aise;
- Sentir la route sous ses fesses à bord d'un vieux bazou conduit par un fou au volant haut comme trois pommes;
- Prendre le taxi en compagnie de la femme peu accueillante du chauffeur.

lundi 25 août 2008

Playback of judgement

Ça fait 3 jours que je n'entends plus de voix dans mon logis à l'abord du ciel montréalais. Mince consolation puisque je suis toujours sans réponse à savoir si elles étaient le fruit gâté de délires psychotiques. Pour en avoir le coeur net, j'ai équipé le loft d'une multitude de micros branchés sur un vieil appareil magnétophone de chez Ben Bazar de la rue Ontario. Quand les voix se manifesteront de nouveau, j'enfoncerai la touche 'record'! Si le playback contient le pourquoi de mes tourments, hourra! Dans le cas d'une bobine silencieuse, je suis bon pour la maison des fous. Vous trouvez ça drôle? Pas moi, j'en tremblote même d'anxiété.

dimanche 24 août 2008

→ Qui est donc ce grand corbeau noir?

Jeudi dernier, une cliente prénommée Klo est venue magasiner une écharpe de coton pour son toutou Tyson en vue de l'hiver venant. Une fille vraiment sympa. Curieusement, elle demandait à tous les clients qui s'approchaient d'elle la question "Qui est-ce grand corbeau noir?". J'ai compris pourquoi la question l'obsédait tant après qu'elle m'aille montré ce vidéo à partir de mon iPhone 3G. Merci!

Mini échantillon du lectorat de Lemming MTL